Modes d'ajustement par le travail en temps de crise: des relations professionnelles sous tension

Résumé : Cet article a pour objet de mettre au jour les processus d'ajustement des établisse-ments face à la crise, les caractériser et, conjointement, analyser la manière dont ils ont été discutés, négociés ou au contraire imposés par les directions. Sur le plan méthodologique, il s'appuie sur 15 monographies d'établissements réalisées dans le cadre des post-enquêtes à l'enquête Relations professionnelles et négociations d'entreprises (REPONSE) 2010-2011. Il montre que les établissements ne subissent pas une crise mais des crises : la dégradation de la conjoncture économique n'est pas la seule cause aux ajustements observés, même si elle peut servir de justification. Il rend également compte de la pluralité des ajustements, de leur séquençage et de leur polarisation. Entre négociation défensive et concession, la crise apparaît comme un contexte propice à imposer des compromis aux salariés. Dans un contexte de propagation de la crise financière à la sphère productive, les entreprises en France et dans les pays de l'OCDE ont pro-cédé à des ajustements qui ont porté à la fois sur le niveau et les formes de l'emploi et sur les rémunérations. De nombreuses analyses effectuées au ni-veau macroéconomique ont souligné la faiblesse relative de l'ajustement de l'emploi dit « permanent » (i.e. emploi salarié sous contrat à durée indéter-minée) dans les premiers temps de la crise et notamment pendant le choc intervenu en 2008-2009, et le recours massif à d'autres modalités d'ajus-tement telles que le chômage partiel, la baisse des heures supplémentaires et de l'enveloppe des primes, et surtout, une baisse de l'emploi temporaire 1. Coralie Perez (coralie.perez@univ-paris1.fr), Nadine Thèvenot (thevenot@univ-paris1.fr), Delphine Brochard, Corinne Perraudin, et Julie Valentin sont chercheures au Centre d'écono-mie de la Sorbonne (CES), Université Paris 1 ; Nathalie Berta est chercheure, rattachée au laboratoire REGARDS, Université de Reims-Champagne-Ardennes et au CES ; Sophie Jallais est chercheure au sein du laboratoire PHARE, Université Paris 1 ; Noélie Delahaie et Catherine Sauviat sont chercheures à l'IRES. Cette contribution est issue d'un rapport de recherche réalisé dans le cadre d'une convention entre la Dares et le CES (Perez, Thèvenot, coord., 2014).
Type de document :
Article dans une revue
La Revue de l'IRES, IRES, 2015, 84, pp.59 - 59. 〈10.3917/rdli.084.0059〉
Liste complète des métadonnées

Littérature citée [13 références]  Voir  Masquer  Télécharger

https://hal-paris1.archives-ouvertes.fr/hal-01475959
Contributeur : Delphine Brochard <>
Soumis le : vendredi 24 février 2017 - 13:28:59
Dernière modification le : samedi 1 septembre 2018 - 01:15:14
Document(s) archivé(s) le : jeudi 25 mai 2017 - 12:42:13

Fichier

R84-3.pdf
Fichiers éditeurs autorisés sur une archive ouverte

Identifiants

Collections

Citation

Coralie Perez, Nadine Thèvenot, Nathalie Berta, Delphine Brochard, Noélie Delahaie, et al.. Modes d'ajustement par le travail en temps de crise: des relations professionnelles sous tension. La Revue de l'IRES, IRES, 2015, 84, pp.59 - 59. 〈10.3917/rdli.084.0059〉. 〈hal-01475959〉

Partager

Métriques

Consultations de la notice

259

Téléchargements de fichiers

198