Madrid in the 1950s: The Issue of Shacks and Shantytowns - Archive ouverte HAL Access content directly
Journal Articles Le Mouvement social Year : 2013

Madrid in the 1950s: The Issue of Shacks and Shantytowns

Madrid années 1950 : la question des baraques

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Charlotte Vorms

Abstract

Between the mid-1950s and the early 1960s, housing became a major political issue in Franco’s Spain. The genuine deterioration of living conditions among Madrileños, brought about by the influx of people from the countryside, was identified as a crisis. As the situation developed, all eyes turned to the precarious dwellings erected without building permits in the outskirts of the capital, which were commonly known as chabolas. Analysis of the archives of the General Directorate of Urban Planning in Madrid shows that the notion of a crisis was reached both because of the potential threat posed to public order and also because the occupation of large areas of land was an obstacle to new housing policies aimed at kick-starting construction (which were key to Franco’s social project for the protection of workers). The old problem of self-built housing in deprived areas had been growing in significance, and now the problem of the shacks and shanties became a foremost social concern. This problem provided grounds for an interventionist housing policy with a threefold economic, social, and political goal. The schemes that were devised to curb the development of shacks led to the production of key documents to understanding the chabolas, thus paving the way for a specific policy of re-development. While the administration organized the demolition of such dwellings, the citizens of Madrid began to organize in the background.
Entre le milieu des années 1950 et le début des années 1960, le logement devient une question politique majeure dans l’Espagne de Franco. L’aggravation bien réelle des conditions d’habitation des Madrilènes, sous la pression de l’exode rural, conduit à un diagnostic de crise. Dans ce contexte, les regards se focalisent sur les bâtiments précaires construits sans permis en périphérie, qu’on appelle les chabolas. L’analyse des archives du Commissariat chargé de l’aménagement de la capitale montre que c’est à la fois du fait de la menace qu’elles représentent pour l’ordre public et parce que l’occupation extensive qu’elles font du foncier est un obstacle à la politique du logement (partie prenante du projet social franquiste de protection des travailleurs) et de relance de la construction. Le phénomène ancien des lotissements pauvres d’auto-construction, dont l’importance s’accroît alors, est ainsi érigé en question sociale de premier plan : le problème des baraques. Celui-ci permet de légitimer une politique du logement interventionniste dont la finalité est à la fois économique, sociale et politique. Les dispositifs créés pour limiter le développement des baraques conduisent alors à la production d’une documentation qui en donne une meilleure connaissance, ouvrant la voie à une politique spécifique de résorption des baraques à partir des années 1960, dans le contexte de l’essor d’un mouvement citadin.
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hal-01957421 , version 1 (17-12-2018)

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Charlotte Vorms. Madrid années 1950 : la question des baraques. Le Mouvement social, 2013, Les crises du logement en Europe au XXe siècle, 245, pp.43-57. ⟨10.3917/lms.245.0043⟩. ⟨hal-01957421⟩
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