Politiser ou privatiser les différences ? Du consentement à la contestation

Résumé : L'article analyse le cadre normatif par lequel le libéralisme politique d'inspiration rawlsienne prétend régler les conflits nés du pluralisme moral et de la diversité culturelle dans les sociétés modernes. L'argumentation vise à montrer que les limites de ce cadre, inspiré du modèle de la tolérance religieuse et malmené par les mouvements multiculturalistes et féministes, viennent du concept de consentement qui structure sa conception de la légitimité politique. De telles limites apparaissent tout particulièrement, lorsque le libéralisme politique cherche à justifier la politisation des différences, comme l'indiquent les difficultés que pose la théorie de la citoyenneté multiculturelle de Will Kymlicka et que relève Brian Barry. Pour les dépasser, il semble intéressant de suivre la voie ouverte par le républicain Philip Pettit, qui préfère le concept de contestation à celui de consentement pour penser la légitimité démocratique des revendications identitaires. L'argumentation de Melissa Williams à propos de la représentation politique des groupes marginalisés en offre une éclairante illustration.
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Chapitre d'ouvrage
Y.C. Grandjeat. Cadres et limites dans les sociétés, les littératures et les arts en Amérique du Nord,, Maison des Sciences de l'Homme d'Aquitaine, pp.85-96, 2007
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Contributeur : Dubs Delphine <>
Soumis le : mardi 7 juin 2011 - 10:58:48
Dernière modification le : samedi 19 novembre 2016 - 01:11:21

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Sophie Guérard de Latour. Politiser ou privatiser les différences ? Du consentement à la contestation. Y.C. Grandjeat. Cadres et limites dans les sociétés, les littératures et les arts en Amérique du Nord,, Maison des Sciences de l'Homme d'Aquitaine, pp.85-96, 2007. <halshs-00598633>

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